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  • rafaelhbarnwell

Bits of me

Updated: May 23, 2020

I’m sitting at Five Elephant Coffee and Cake shop in Berlin on Schonhauser Allee. And this is where I start my book. As my plane took off yesterday, I realized that I wanted to leave something behind. If not kids, then perhaps a bit of light that takes written form.

J’ai trente ans. On est le 4 octobre 2018. Je suis l’aînée d’une famille de trois. Quatre avec ma demi-soeur de 13 ans. J’ai voyagé près de 40 pays. J’ai déjà été en couple pendant près de 4 ans. Je dis ça comme si c’était un accomplissement. Aujourd’hui, je suis célibataire. Je “fréquente” des garçons comme on dit. Je ne suis pas en amour - je pense l’avoir déjà été peut-être trois fois dans toute ma vie. J’ai un chien par exemple que j’aime inconditionnellement; enfant d’un “divorce” dont j’ai eu la garde. Très 2016. J’ai habité à Toronto, j’ai habité à Melbourne aussi. Aujourd’hui, je vis à Montréal dans un appartement de la petite Italie. En haut du Pain Doré. D’où le doux surnom qu’un garçon me donne en espérant encore que je l’invite à déjeuner. Je suis au deuxième étage d’un duplex qu’on appelle le Château Mozart; le rez-de-chaussée étant habité par mon frère et sa copine, une meilleure amie à moi. J’ai un coloc. Il est super beau. On est ami et on se raconte nos histoires de coeur et de culs tard le soir quand je rentre de mon shift du resto. Oui je travaille dans un resto du centre-ville. Un baccalauréat, un certificat et six ans d’expérience en marketing, cinéma et gestion de projets plus tard, je lâche ma job et le monde du 9-5 pour un rythme de vie plus dynamique, plus libre. Faut dire que j’ai toujours adoré la restauration; plus tu travailles, plus tu te fais des sous. Le jeu est simple. Debout sur mes pieds. Je reste plus active dans ma tête comme ça. Dans mon coeur aussi. J’ai même démarré une petite entreprise avec mon frère. En art visuel. Qui l’eût cru. J’adore ma vie en ce moment. Elle me permet entre autre de prendre le temps d’écrire. Et de partir voyager 25 jours comme ça. Je suis riche.

Je me suis arrêtée dans ce petit café de Berlin. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai décidé de me poser ici. En fait si. Le décor, la musique, m’ont fait penser à ceux de Montréal. C’est drôle quand même; je pars à l’autre bout de l’océan et je choisis de me retrouver dans un café qui pourrait être celui de ma ville natale. L’humain tout craché. Je ne suis pas si différente que les autres au final. Je suis venue en Allemagne pour visiter ma soeur. En octobre. Comme il y a deux ans. Avant l’Inde. Cette fois c’est avant Ibiza et Israel. C’est pour la voir danser. Son nouveau spectacle débute cette semaine. C’est la seule qui me fait pleurer à coup sûr. Chaque fois que je la vois sur scène. Peu importe si le spectacle est bon ou pourri. En fait il est toujours bon quand c’est elle qui danse. Je suis biaisée. On a sept ans de différence. Aujourd’hui peut-être trois. On se rattrape d’année en année. Elle m’apprend beaucoup. Je ne dirais peut-être pas sur la vie mais sur sa personne et sur sa manière de voir les choses. Et de ça, je me nourris. Et j’échange avec ma perspective et mes expériences. Je crois qu’elle apprend aussi de moi. Même si elle ne le laisserait pas paraître. Elle est forte et dure ma soeur. Tout semble acquis. On est aussi différente que semblable. Elle veut des enfants pour sûr. Je n’en veux pas. Mais je ne suis pas sûr. J’aime laisser la vie me surprendre.

Je suis sûr de beaucoup de choses en général sans nécessairement savoir quand est-ce qu’elles se dérouleront. Je suis certaine que je vais vivre ailleurs encore une ou deux fois comme je suis certaine que je vais enseigner le yoga un jour. Même si je détiens ma certification depuis deux ans sans avoir travaillé dans le domaine encore, ça ne me stresse pas. Je ne sais pas quand mais j’ai confiance en la vie. En quelque sorte, j’ai confiance en moi-même aussi. Avoir des enfants je ne le sais pas vraiment par exemple. C’est trop gros. Ça implique plus que juste moi alors ça vient compliquer l’équation. Il y a déjà trop de monde sur cette planète qui dépéri. Aujourd’hui j’ai un chien poilu et ça me donne joie et amour comme rien d’autre au monde. Je compte sur mon frère et ma soeur pour avoir des enfants. Je suis pas mal certaine que c’est mon frère et sa copine qui vont avoir des flots en premier. Ça fait près de sept ans qu’ils sont en amour et ils viennent de s’acheter un rez-de-chaussée. C’est mon petit frère mais il est rapidement devenu mon grand. Mon frère, c’est le sédentaire. Loyal. Vrai. Alternatif mais sage et responsable. Il a grandi entouré de femmes. Il a un coeur d’artiste. Doux, plein d’attention. Il a besoin d’un coup de pied dans le derrière de temps en temps. Ça reste l’enfant du milieu. Je n’aurais jamais pensé travailler de pair avec lui et lancer une petite compagnie à nos noms. Je me suis dis que c’était l’année ou jamais pour se réinventer en travailleuse autonome. Que ça dure un an ou quinze, peu importe. C’est une autre de ces choses dont j’étais certaine mais que je ne savais pas quand elle allait se dérouler. Un matin, c’est devenu une évidence. Mon entourage me trouvait “bonne” et “courageuse” mais moi, je ne pouvais voir les choses autrement. Ça allait de soit. Je suis une personne qui aime se mettre dans des situations qui vont me permettre d’en apprendre plus sur moi-même.





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